Cadmium : l’ANSES précise les leviers pour réduire l’exposition alimentaire

Cadmium : l’ANSES précise les leviers pour réduire l’exposition alimentaire

Le 26 mars 2026, l’ANSES a publié un avis portant sur la hiérarchisation des actions à mettre en œuvre afin de limiter l’exposition de la population française au cadmium, en s’appuyant sur une approche d’exposition globale.

Métal naturellement présent dans l’environnement (sols, air, eau, sédiments), le cadmium peut voir ses concentrations augmenter sous l’effet des activités humaines, notamment agricoles et industrielles. Pour la population générale, l’alimentation constitue la principale source d’exposition. Classé comme substance cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction (CMR), il représente un enjeu sanitaire majeur. À ce titre, la réglementation européenne encadre strictement sa présence dans les denrées alimentaires via les règlements (UE) 2023/915 et (CE) 396/2005.

Des dépassements observés pour certaines populations

Dans son analyse, l’ANSES met en évidence que certains groupes de population présentent des niveaux d’exposition supérieurs aux seuils sanitaires recommandés, principalement en lien avec leurs habitudes alimentaires.

Afin de réduire ces expositions, l’agence propose plusieurs axes d’action :

  • encourager la diversification des régimes alimentaires pour limiter les apports en cadmium,
  • renforcer les dispositifs de surveillance des teneurs dans les aliments,
  • engager une réflexion sur certaines pratiques agricoles, notamment l’usage d’engrais susceptibles de contenir ce métal.

Ces mesures s’inscrivent dans une logique de prévention et de réduction des sources d’exposition à long terme.

Un enjeu analytique pour les filières

Dans ce contexte, la maîtrise du risque lié au cadmium repose en grande partie sur la capacité à en assurer une détection fiable, y compris à l’état de traces. Cela implique le recours à des méthodes analytiques performantes et à des compétences techniques spécifiques.

Les laboratoires spécialisés jouent ainsi un rôle clé pour accompagner les acteurs des filières agroalimentaires, environnementales et de la santé publique dans le respect des exigences réglementaires et la sécurisation des produits.

keyboard_arrow_up